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Catégorie : Pourquoi / Comment
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« La vraie nature du sport, sa morale authentique, se situent dans le respect conjoint de la loi, de soi-même et des autres »

Comme il est rappelé à l’article 1er de la loi n°84-610 du 16 juillet 1984, « les activités physiques et sportives constituent un élément important de l’éducation, de la culture, de l’intégration et de la vie sociale. Elles contribuent également à la santé. Leur promotion et leur développement sont d’intérêt général ».

Le sport est un jeu défini par des règles, sans lesquelles il n’est pas de compétition sincère. Le respect absolu de la règle est la condition de l’égalité des chances entre les compétiteurs et peut seule garantir qu’à l’arrivée, le résultat se fonde uniquement sur la valeur. Le respect de la règle doit être recherché non seulement dans sa lettre, mais aussi dans son esprit : c’est la « déontologie » du sportif.

Le sport est respect des autres, comme il est respect de soi-même et de son corps. Le sport n’est pas la guerre et l’adversaire n’est pas l’ennemi. Le respect mutuel est la condition pour que la compétition élève l’homme, qu’il soit acteur ou spectateur, dans sa dignité, plutôt qu’elle ne révèle ses plus bas instincts. Avoir l’esprit sportif, c’est essayer d’être un bon joueur, respectueux de la règle, de l’arbitre, de l’adversaire et des partenaires, modeste dans la victoire et sans rancoeur dans la défaite.

Le sport est passion et émotion. Mais cette passion, induisant un dépassement de soi et une générosité, doit être contrôlée :

- par l’éducation individuelle du comportement ;

- par l’organisation d’un environnement participatif et clairvoyant.

L’émotion relève d’un imaginaire qui ne doit pas pour autant faire oublier le réel.

Le respect de la règle passe par la lettre aussi bien que par l’esprit. Il est impossible de tout codifier, même si la codification est nécessaire pour sanctionner les comportements déviants. L’exercice de la loyauté et du fair-play permet d’éviter de trop codifier, d’élaborer trop de règles qui sont le plus souvent des interdits et qui, de ce fait, peuvent devenir des contraintes. L’esprit du sport n’est pas l’affaire des autres, mais celle de chacun.

La valeur fondamentale du sport réside dans sa sociabilité, dans la volonté de vivre ensemble. Cette sociabilité est construite par les sportifs eux-mêmes au sein d’une institution associative, ce qui fait que le sport est une école de citoyenneté. Ainsi ne peut-on attendre des autres que ce que l’on est prêt à donner soi-même : il n’y a pas de vie sociale sans loyauté.

A quoi servirait-il d’être généreux si on n’est pas tolérant ? Sa propre vérité n’est pas forcément meilleure que celle de l’autre. La liberté s’exprime par la diversité.

La générosité s’exprime aussi par le désintéressement et le respect de la déontologie.

 

Sources : Extraits de différents codes de déontologie publiés par les fédérations sportives.